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 10月11日
La Naissance La naissance d'un enfant dans une famille est un événement spécial. Un nouvel enfant assure la lignée de la famille et ajoute au respect de la famille. Bien que les grandes familles soient communes parmis les Roms, tous les Roms n'ont pas de grandes familles. L'annonce d'une naissance à venir exige que la coutume soit observée pour l'arrivée d'un bébé sain dans la famille. Des règles strictes entrent en vigueur au moment de la grossesse avant même la naissance de l'enfant Rom. La plupart de ces règles sont basées sur la croyance qu'une femme est marimé, ou impure, pendant la grossesse et pour la durée du temps après la naissance de l'enfant en bas âge jusqu'au baptême. Quand une femme est certaine qu'elle est enceinte, elle le dit à son mari et aux autres femmes de la communauté, ce qui entrainera un changement de son statut parmi le groupe. La grossesse signifie que la femme est "impure" et doit être isolée autant que possible de la communauté. Elle est cotoyée seulement par les autres femmes de la communauté. Quoiqu'elle continue à vivre à la maison, son mari ne peut passer que des périodes courtes de temps avec elle pendant la grossesse. Sur la naissance, le Rom est soumis aux lois et aux coutumes développée au cours des siècles et incarné par Romaniya.
Tandis que la sévérité de beaucoup de lois traditionnelles a diminué avec le temps, des traces de certaines d'entre elles restent toujours . Ces lois varient suivant la tribu et les pays. La vie Rom est souvent une vie de privation, d'exposition constante aux éléments, d'errance d'un endroit à l'autre. Pour ces raisons, sévérité a été essentielle pour la survie et des rites rigoureux et spéciaux doivent être observés au moment de la naissance. Traditionnellement, la naissance ne peut pas avoir lieu dans la maison de la famille, que ce soit une tente, la caravane, ou la maison parce que cela la rendrait alors "impure".
À cause de cela, un nombre croissant de femmes Roms préférent laisser leurs campements et maisons pour donner naissance dans un hôpital, malgré leur dédain des voies non-Rom. Ce n'est pas parce qu'elles pensent qu'elles recevront de meilleurs soins, mais parce que de cette façon elles laisseront le sol leurs maisons propres. Si la naissance a lieu à l'extérieur d'un hôpital, seule les sages-femmes, ou d'autres femmes qui ont vécu la maternité, sont admises pour aider à la naissance. Un rite parmi quelques tribus interdit le liage de certains noeuds, pour que le cordon ombilical ne soit pas épineux.
Tous les noeuds dans les vêtements de la mère seront défaits ou coupé. En d'autres temps, les cheveux de la mère seront desserrés s'il a été épinglé ou lié avec un ruban. On permet à une nouvelle mère de toucher seulement des objets essentiels pendant ce qui ressemble à une quarantaine. Les objets qu'elle touche vraiment, comme la cuisine et des ustensiles alimentaires ou des draps, deviennent impurs et doivent être détruits après la naissance. Tout cela finit généralement avec le baptême du bébé. Pour certaines tribus, il s'écoule deux ou trois mois avant que la nouvelle mère ne soit capable de s'approcher de son mari ou puisse à nouveau exécuter des devoirs du ménage sans l'utilisation de gants. D'autres rituels symboliques impliquent l'identification formelle de l'enfant en bas âge par son père.
Dans quelques tribus Roms, l'enfant est enveloppé dans l'emmaillotement sur lequel quelques gouttes de sang paternel sont placées. Dans d'autres cas, l'enfant est couvert par un morceau des vêtements qui appartient au père. C'est traditionnellement pour d'autres tribus à la mère de mettre l'enfant en bas âge sur le terrain. Le père prend l'enfant en bas âge et place une corde rouge autour de son cou, reconnaissant ainsi que l'enfant est sien. Dans quelques tribus les hommes ne peuvent pas voir la mère, sauf le mari avant le baptême. Le mari doit aussi faire face aux restrictions. Il lui sera souvent interdit de sortir entre le coucher du soleil et le lever du soleil pour qu'il puisse tenir loin du mauvais alcool, appelé tsinivari, qui pourrait attaquer l'enfant en bas âge pendant la nuit. Ce mauvais alcool pourrait attaquer la nouvelle mère, aussi.
Le baptême a lieu un peu n'importe quand, de quelques semaines à quelques mois après la naissance, mais le plus généralement entre deux et trois semaines. Pendant cette période intérmédiaire, la mère et l'enfant sont les deux isolés de la communauté. Avant le baptême, le nom du bébé ne peut pas être prononcé, il ne peut pas être photographié et parfois on ne permet même pas au visage du bébé d'être montré en public. Cette période ne finit qu'au baptême, quand les impuretés sont enlevées au lavage par l'immersion dans l'eau. C'est plus fréquemment pratiqué en le lavant dans l'eau courante,c'est un acte qui est séparé de n'importe quel baptême suivant. Après le lavage, l'enfant pourrait être massé avec de l'huile pour le renforcer.
Dans quelques cas, amulettes ou des talismans sont utilisés pour protéger le bébé du mauvais alcool. Après la purification par l'eau, le bébé devient formellement un être humain et peut alors être appelé par un nom. Ce nom, cependant, est seulement l'un des trois nom que l'enfant portera au courant de sa vie. Un prénom restera donnés pour toujours en secret. La tradition dit que la mère chuchote ce nom, la seule qui le connaît au moment de la naissance et il n'est jamais utilisé. Le but de ce nom secret est de confondre l'alcool surnaturel en tenant l'identité réelle de l'enfant secrète. Le deuxième nom est un nom Rom, celui utilisé parmi les Roms eux-mêmes. Il est attribué de façon informelle et utilisé seulement entre Roms. On donne le troisième nom à un deuxième baptême qui a lieu selon la religion dominante du pays dans lequel l'enfant est né.
Il a peu d'importance pour le Roma et c'est seulement une nécessité pratique, être utilisé pour traiter avec les non-Rom. Selon des standards non-Rom, le mode d'éducation des Roms peut paraître exceptionnellement laxiste. Cela ne veut pas dire que les années ou grandissent les enfants sont faciles. Les rigueurs et les difficultés de l'existence Roms servent à durcir l'enfant. L'enfant en croissance joue à volonté, improvisant des divertissements. L'enfant a une place spéciale dans la famille, adorée et chérie par ses parents. Il en va de la responsabilité de chacun dans le groupe familial d'aider à élever l'enfant. Lui ou elle apprennent que n'importe quelles compétences ou savoir peuvent être apportés par la mère ou le père, d'abord en les imitant et, finalement, en aidant les parents chaque fois que possible. Lui ou elle apprend les voies du Roma, aussi, par l'observation et, à un certain point, la participation.
Histoire d'une naissance Rom dans les années 50 : L'Oeuf et l'Enfant
Il ne faisait pas trop froid pour un avril des Carpathes. Il n'y avait que six wagô (roulottes) dans cette bribe de Kumpania ; en 195... Les Roms plus que jamais prenaient les petites routes, car les autorités roumanes les parquaient dans des camps pour les "fixer"et en faire de bons ouvriers dans le pétrole. Inutile de dire que, malgré le camarade Premier Secrétaire Georges Georgiu-Dej, ce joli programme n'a pas réussi à "fixer" les Roms de Roumanie. Ils ont mis un tel bazar dans l'administration qu'on a préféré les ignorer, après dis ans. Mais en 195..., on ne le savait pas encore ; l'humeur tsigane était du plus beau noir, c'est-à-dire que les Romxs descendaient en spirale l'escalier des mémoires futures pour échapper à la dureté des temps. Cependant comme une pousse verte, une petite joie gaillarde cheminait avec nous. Lali -une Romni de seize ans - attendait un enfant, son premier. Les événements s'étaient précisés dans la nuit ; étant la drabarni du groupe, j'avais comparé la lune et lali dans leurs formes.
On avait préparé beaucoup de vieux linges très fins et très secs (passés au feu), et ralenti les chevaux. Au milieu de la matinée, je sortis impérieusement du wâgo où Lali vivait seule depuis six semaines (sauf les visites de ses soeurs, et là on aurait dit un harem en folie, rien qu'aux rires). Lali apparut ensuite, les yeux furieux -car elle était à jeun depuis bientôt quatre jours, excepté quelques tisanes- et l'air plus indien que jamais. Elle descendit en crabe l'escabeau qu'on aviat posé devant la porte à battants de la wâgo, les mains autour de son ventre en oeuf sous la grosse jupe à fleurs, les cheveux lissés et les cils brillants. Moi la drabarni, ordonnai à un petit garçon d'aller avertir, les hommes et à un autre d'aller "chercher l'arbre" et à partir de là tout commença. Les hommes, tous (en tête était le rom de Lali, qui tenait à peine sur ses jambes vu l'anesthésique (Anesthésique à haute teneur en alcool, à prendre par la bouche) qu'on lui avait administré pour clamer ses douleurs et angoisses -je parle de son Rom et non de Lali) s'en allèrent à travers champs jusqu'à perte de vue. La tradition met en effet un interdit absolu sur la présence masculine à un accouchement. L'autre garçon, à la tête d'une escouade d'enfants "cherchait l'arbre" : celui à l'abri de la route, dont une branche plus ou moins horizontale permettrait à Lali de rester debout, en s'y accrochant, et à son chavo de naître comme un homme.
Toutes les femmes habillées comme les plus grands jours de fête, sortirent en protant du sel et de l'eau, fermèrent solennellement les wâgos et suivirent Lali, qui marchait seule en tête, à travers les champs jusqu'à l'arbre trouvé. Et nous chantions des Rituels. Le Rituel de naissance des Roms n'est jamais divulgué. Cela ne ressemble pas à la musique hongroise ou russe ; mais plutôt à une mélopée populaire du nord de l'Inde ; pendant ce temps aussi, des interjections jaillissaient du groupe, vers Lali. Elle toruva la branche, en éprouva elle-même la solidité, et empoigna à deux mains fermes l'écorce qui lui communiquait la force de l'arbre. Elle était ainsi debout, les jambes à peine pliées, et ne montrant un visage radieux, nous cria quelques plaisanteries des plus vertes. On était là, environ dix-huit ou vingt femmes, y compris Netchaphoro, une petite de treize ans qui allait participer à sa première naissance : l'équivalent d'une initiation. On s'assit en cercles autour de l'arbre, étroitement, et on commença à chanter le "rituel rapproché", celui qui serait repris sans arrêt jusqu'à ce que la naissance fût accomplie, c'est-à-dire le fertile ventre vidé.
Le voici :
"Anro, anro hin olkes Te e pera hin obles Ara, chavo, sastovestes ! Devla Devla tut akharel."
On l'a chanté pendant dix heures. On s'est relayées tout près de Lali - un peu de sueur au front à enlever, tendrement ; les bras à lui masser, ou le dos - attention. Pas massage doux. Frotement rude. Parfois Lali s'est assise, l'air un peu fatigué. Toutes les mères ont raconté leurs mises au monde, avec un mélange de doux conseils et de vantardises éhontées. Lali riait plus fort que toutes les autres. Pendant ce temps, deux ou trois chantaient toujours le rituel. A un moment Lali a ri un peu fort et, assistée de la tante de Lali, et de la mère de son Rom, j'ai recueilli les eaux de la délivrance adroitement, sous les jupes baissées. On a toutes poussé en choeurs, et on a toutes chanté : "Anro, anro hin olkes Te e pera hin obles Ara, chavo, sastovestes ! Devla Devla tut akharel."
Sauf, de temps à autre, un encouragement, une appréciation ressemblant davantage à un "piropo" de gitans qu'à n'importe quoi d'autre. (Compliment ou jeu de mots tourné avec humour et fantaisie, particulier au Gitanos de Catalogne ou d'Andalousie) Lali n'a pas eu une seule grimace ; elle chantait aussi. Son chant s'est coupé d'un cri de victoire quand l'enfant est sorti. Un instant j'ai levé les jupes, et on à vu la tête de l'enfant ses épaules et son corps -un instant. Sur les linges doux et passés au feu, je l'ai cueilli d'un tour de main. C'était un garçon. Alors vous pensez : un homme de plus, un mâle qui sortait d'elle, une surprise en somme, qu'une fille ne provoque pas. On a appuiyé sur le ventre de Lali. Elle m'a vouée à tous les Lotcholicos (âmes errantes) -on pouvait lui permettre ça. Enfin, bien nettoyée sous ses jupes, elle s'est laissée tomber à terre. Prise dans nos bras, embrassée, réconfortée, félicitée, elle s'abandonnait pour la seule fois de sa vie contre des corps féminins qui porteraient ou avaient porté la vie. Elle n'a pas pleuré. J'ai sangloté pendant un grand moment. Je suis rentrée à cinquante mètres derrière mes soeurs, exaltée au possible, récupérant ma dignité comme je pouvais.
Et me rappellant le rituel : "Anro, anro hin olkes Te e pera hin obles Ara, chavo, sastovestes ! Devla Devla tut akharel." L'oeuf, l'oeuf est rond Tout est rond Enfant, apparais en santé Devla, Devla Del t'appelle. Donner la vie, ouvrir des chemins, me met toujours dans un état pareil.
source : Secrets de Gitans par Tchalaï aux éditions TrajectoirE 10月10日 Qui sont les Roma:
1. En 1971, les Tsiganes, les Gitans, les Gypsies, les Manouches, les Sinti et tous ceux que l'on appelle Bohémiens ont décidé, comme ils formaient le même peuple d'être désignés par un un nom unique auprès de l'O.N.U. et des gouvernements des pays du monde.
2. Ils ont choisi le nom de Roma qui existe dans la plupart des dialectes avec des sens voisins. Roma est un pluriel, on ne doit donc pas ajouter de "s". Au singulier, on dit "Rom" pour un homme, "Romni" pour une femme. On peut aussi utiliser l'adjectif correspondant: "Romano chavo" pour "un garçon tsigane" et "Romani chay" pour "une fille tsigane".
3. Les Roma se sont choisi un drapeau. La moitié inférieure est verte comme les prairies de la terre. La moitié supérieure est bleue comme le ciel. Au centre est dessinée une roue rouge. Cette roue ou chakra existe aussi sur le drapeau de l'Inde. Le chakra représente à la fois le dieu solaire des anciens Indo-Européens, la roue de la fortune et celle des chariots et des roulottes.
4. Les Roma se sont choisi un hymne qui commence par " Djelem, djelem... ".
5. Les Roma demandent à être considérés par tous les gouvernements du monde comme une nation, même s'ils n'ont pas de territoire.
6. Les Roma sont à présent répandus sur les cinq continents.
Il y a environ 6 000 ans (4 000 ans avant Jésus-Christ), les Roma ont la même histoire que les autres peuples Indo-Européens comme les Celtes, les Grecs, les Germains, les Iraniens ...etc. Ils ne s'appellent pas encore Roma. Ils vivent dans les plaines du sud de l'actuelle Russie, sur un territoire allant au moins de la mer Baltique à la Chine, mais surtout entre la Mer Caspienne et les Monts du Pamir.
Il y a au moins 5 000 ans (3 000 ans avant Jésus-Christ), ces Indo-Européens entrent en Inde du Nord et s'installent. Ils se métissent parfois avec les autres peuples de l'Inde. Ce sont les Indiens. On ne parle toujours pas de Roma
Il y a environ 1 200ans ( 800 ans après Jésus-Christ) certains Indiens quittent l'Inde du Nord et se dirigent vers l'ouest. Ces Indiens émigrés s'appelleront entre eux Roma.
Toute cette partie de la préhistoire et de l'histoire avant l'an 1 000 est difficile à étudier et à dater car même après l'invention de l'écriture, les Indiens ne s'intéressaient pas aux dates de leur histoire.
Histoire des anciens Indo-Européens:
1 Toutes les langues des Indo-Européens se ressemblent et sont très différentes des autres langues comme par exemple le Turc ou le Basque. En comparant les langues Indo-Européennes, les savants ont réussi à reconstruire l'essentiel de leur langue. En étudiant leur vocabulaire, ils ont pu connaître mieux les animaux et les plantes qu'ils connaissaient ainsi que l'organisation de leur société à la fin de la préhistoire.
2 Les Indo-Européens ont commencé à vivre d'agriculture et de pêche le long des rivières puis ils ont élevé de plus grands troupeaux et ils ont été obligés de devenir nomades. Ils élevaient des moutons, des bœufs. Ce sont eux qui ont apporté le coq et la poule en Europe (C'était l'emblème des Gaulois). Ils ont domestiqué le cheval et ont été les premiers à le monter.
3 Les Indo-Européens ont vite appris le travail des métaux, d'abord celui du cuivre et du bronze, puis celui du fer qui semble avoir été mis au point dans la région du Caucase.
4 Il semble que les Indo-Européens aient inventé les instruments de musique à cordes.
5 Ils enterraient souvent leurs chefs sous d'immenses tas de pierres recouverts de terre: les tumulus que l'on a retrouvés en grand nombre, parfois intacts depuis la Sibérie jusqu'à la France et même en Scandinavie.
6 D'après leurs ossements ils étaient souvent grands et le crane allongé. Quelques rares témoignages anciens chinois parlent d'hommes roux aux yeux verts, les Yu-Tché. Peut-être était-ce eux ?
Histoire ancienne des Indiens :
1 On a l'habitude d'appeler Indo-Aryens les Indo-Européens qui envahirent l'Iran et l'Inde. Mais pour simplifier, on peut appeler Indiens ceux qui arrivèrent en Inde.
2 Leur société était divisée en trois classes:
- les nobles ou Kshattriya.
- les prêtres ou Brahmanes.
- les paysans et les artisans ou Vaishya.
Les peuples qui étaient en Inde avant eux devinrent des esclaves ou Dasya.
A cette époque, ils n'y avait pas encore de castes comme il y en aura plus tard en Inde.
3 Les Kshatriya étaient des guerriers. Ils combattaient à cheval ou dans un char tiré par un coursier. Le cheval était sacré. Ils combattaient aussi à dos d'éléphant. Ils aimaient la musique, en jouaient, dansaient et chantaient volontiers. Ils s'occupaient souvent eux-mêmes de l'entretien de leurs armes et savaient travailler les métaux. Les femmes étaient parées de bijoux et souvent beaucoup étaient vêtues de soie.
Parfois, les Kshattryas épousèrent des princesses des autres peuples Indiens, ainsi la population devint métisse.
4 Les Brahmanes étaient des prêtres d'une religion aux rites un peu compliqués qui est appelée Hindouisme ou Brahmanisme. Les textes sacrés, les Védas, étaient d'immenses poèmes de plusieurs milliers de vers appris par cœur par les élèves pendant une vingtaine d'années. Certains Védas les plus anciens semblent avoir été composés avant leur arrivée en Inde. Deux nouvelles religions importantes furent inventées à la fin de l'Antiquité: le Jaïnisme et le Bouddhisme.
5 La langue était le sanskrit. Pour les Indiens, c'était une langue sacrée et parfaite. Il y avait une conjugaison et aussi des déclinaisons comme en latin ou en grec.
6 A la fin de l'Antiquité, alors que les Gaulois n'étaient encore que des barbares, les Indiens avaient de riches temples et de magnifiques palais. Ils étaient cultivés et avaient de bonnes manières. Leurs rois comme Asoka étaient sages et tolérants. Le pays était en paix avec tous ses voisins. Les bateaux Indien exploraient l'océan Indien jusqu'à l'Egypte à l'ouest, jusqu'à la Chine à l'est.
Le départ de l'Inde :
1 Il semble que des groupes installés à l'extérieur de l'Inde aient été déplacés par les Arabes. Les premiers Roma auraient donc été envoyés pour garder la frontière entre les territoires arabes et l'empire byzantin. Puis, les Roma seraient entrés dans cet empire. 2
2 Les Turcs prennent la place des Arabes et attaquent l'Inde. Les Rajputs (nobles guerriers indiens) sont d'abord victorieux puis ils sont vaincus devant Delhi en 1192. Mais les survivants ne se rendent pas : ils continuent la guérilla dans les forêts du centre et les montagnes du Cachemire.
3 Puis les Mongols attaquent l'Asie Centrale et l'empire Turc. La situation est très confuse. Les combattants Roma se déplacent vers l'ouest. Peut-être passent-ils des alliances avec d'autres peuples. En effet, le mot qui signifie chariot bâché (l'ancêtre de la roulotte) vient de la langue des Alains.
4 Ce qui est sûr, c'est que de l'an 1 000 à 1 250, les Roma, en plusieurs groupes arrivent dans l'Empire Byzantin. Ils se déplacent à cheval avec femmes et enfants dans des chariots et ce sont des combattants. Le premier texte qui les mentionne d'une façon certaine en Europe est la description d'un pélerin : Syméon Siméonis en Crête en 1322.
5 Mais toute l'Europe est bientôt en guerre. Les Turcs et les Mongols attaquent l'Empire byzantin qui disparaît. Les Roma fuient la guerre et marchent vers l'ouest.
6 Sur toute cette période, les témoignages sont très rares. Il en existe quelques uns des auteurs Arabes, Turcs et Byzantins, mais ils ne permettent pas d'avoir de certitudes.
En France:
1 Ils semblent être arrivés en France le 22 août 1419 près de Mâcon, à Châtillon-en-Dombes. Ils venaient d'Allemagne ou de Suisse. Ils avaient des chevaux mais pas de chariots et dormaient à la belle étoile. Leur chef disait s'appeler André de Petite-Egypte. Il semble que ce soit un groupe en reconnaissance.
2 Ils montraient des lettres de protection du roi de Bohème et disaient aller en pèlerinage à Rome.
3 Ce groupe est effectivement allé en Italie et en est revenu avec une bulle (une lettre) du Pape mais on ne sait pas s'ils l'ont rencontré. On pense que la bulle est fausse. A cette époque, beaucoup de peuples (les Alains par exemple) envoyaient des pélerins au Pape.
4 Les Roma sont venus pour la première fois à Paris le 17 août 1427.
5 Ils ont exercé des professions liées au métier de militaire : maître d'escrime, maréchal-ferrant, palefrenier ...etc. Ils ont aussi fait du théâtre, de la musique et de la danse comme la danseuse Liance à l'époque de Henri IV.
6 Les rois de France ont toujours cherché à les expulser. Louis XIV donnait 24 livres pour un Rom mort ou vif et 9 livres pour une Romni. Il était interdit aux Français de leur acheter ou de leur vendre quoi que ce soit.
En Espagne :
1 Ils sont arrivés à Barcelone, venant de France en 1425.
2 Jusqu'en 1499, ils étaient amis des seigneurs et protégés par les rois d'Espagne.
3 Puis il leur a été interdit de se déplacer ou de parler leur langue sous peine de mort. Les tribunaux de l'Inquisition accusaient les Romni d'être des sorcières. Elles risquaient d'être brûlées vives. Mais il n'y avait pas de preuves et on dut souvent les relâcher.
4 En 1749, ils ont été rassemblés en certains endroits pour être déportés. Mais la peine n'a pas été appliquée.
5 En 1783, ils ont eu à nouveau le droit de se déplacer. A partir de cette date, ils nous ont fait connaître le style de chant qu'ils avaient inventé : le flamenco.
En Roumanie :
1 Les Roma ont été soumis à l'esclavage dès le Moyen-Age.
2 Les gouverneurs Turcs avaient des orchestres de Roma dans tout le pays. Ceux qui étaient musiciens avaient une vie moins misérable.
3 Les Roma n'étaient pas nomades, mais ils n'avaient souvent même pas le droit d'avoir une maison.
4 Souvent, ils devaient chercher de l'or à demi nus dans les torrents de montagne. On leur mettait un carcan au cou pour les empêcher de s'enfuir ou de se reposer.
5 Les esclaves Roma n'ont été libérés qu'en 1855 environ.
En Russie :
1 Les Roma sont arrivés venant du sud de la Pologne durant l'hiver 1500-1501. Ils vivaient souvent dans les clairières des forêts.
2 Saint-Petersbourg, la capitale du Tsar leur était interdite.
3 En 1774, le Comte Orlov ramena un orchestre Roma de Roumanie. Ce fut le début de la mode des chansons tsiganes en Russie. Car les Roma apportaient un peu de gaieté et d'exotisme à une société très religieuse qui s'ennuyait.
4 Au XIXème siècle, ils ont même traversé la Sibérie.
En Allemagne et dans les pays du Rhin et du Danube :
1 Les Roma aimaient beaucoup voyager de ville en ville le long du Rhin et du Danube pour aller de foire en foire. L'hiver, ils s'abritaient souvent dans des grottes et ils ne repartaient qu'au printemps.
2 Mais ils étaient souvent pourchassés et torturés. Parfois, ils se révoltèrent et affrontèrent l'armée.
3 En Hongrie, on les accusa même de cannibalisme. Certains furent arrêtés, torturés et exécutés... puis on s'aperçut que c'était une erreur judiciaire !
4 Leur situation était variable selon les pays. En Hollande ou en Suisse, ils étaient interdits et tués s'ils étaient pris. En Moravie, ils furent bien accueillis pendant 200 ans puis rejetés ensuite. Ils se plaisaient aussi beaucoup en Hongrie où ils pouvaient faire paître leurs chevaux dans de grands espaces.
Les autres pays :
1 Les Roma se sont déplacés et se sont installés dans tous les pays d'Europe, en général, ils fuyaient les pays en guerre. Ainsi, ils ont pris le bateau pour aller en Angleterre, puis d'Angleterre, ils ont repris le bateau pour aller en Scandinavie, dès le XVIème siècle
2 Beaucoup ont été déportés en Amérique, en Asie, en Océanie par les rois de France, d'Espagne, de Portugal et d'Angleterre aux XVII et XVIIIèmes siècles.
3 Beaucoup ont quitté aussi l'Europe par bateau pour aller tenter leur chance sur d'autres continents.
La seconde guerre mondiale :
1 Hitler et les racistes nazis ont voulu exterminer les Roma. Ils ont enfermés les hommes, les femmes et les enfants dans des camps et ils ont fait des expériences médicales sur eux avant de les tuer avec du gaz asphyxiant et de les brûler.
2 Les Roma appellent ce moment de leur histoire le Poraimos . Cela équivaut à l'Holocauste (la Shoa) pour les Juifs.
3 Au moins 500 000 Roma sont morts ainsi. Mais si l'on compte tous ceux qui sont morts à cause de la guerre, le nombre est sans doute beaucoup plus élevé : certains savants ont parlé de 2 millions, d'autres de 7 millions de morts.
Actuellement :
1 Dans presque tous les pays du monde, les Roma ont de grandes difficultés pour vivre à cause :
- de lois injustes votées par des gouvernements contre eux.
- de la crise économique qui les touche plus que les autres.
- des groupes politiques d'extrême-droite qui veulent les éliminer.
- de l'ignorance générale de qui ils sont et de leurs problèmes.
2 En France, par exemple, ils ne sont pas reconnus en tant que peuple, mais ils sont considérés comme des S.D.F. (Sans Domicile Fixe). Les communes ne mettent souvent pas de terrain à leur disposition comme la loi l'exige...etc.
3 Les métiers traditionnels qu'ils exerçaient ont souvent disparu : les vendanges se font à la machine, les paniers d'osier ont été remplacés par des paniers en plastique, les chevaux de trait ont disparu des campagnes...etc. Avec le chômage, pour les petits travaux, les patrons préfèrent embaucher des chômeurs gajé ou des étudiants que des Roma. En général les patrons demandent l'adresse du domicile, ce que les Roma ne peuvent souvent pas fournir.
4 Les groupes d'extrême-droite néo-nazis attaquent les Roma, même ceux qui vivent dans les maisons. Dans certains pays de l'Est, la police n'intervient pas ou trop tard. Il y a eu des Roma battus à mort ou brûlés vifs ces dernières années. En France et en Espagne, des Gitans ont aussi été tués sans raison.
5 Les Gajé ne savent pas qui sont les Roma et n'apprennent ni à les connaître, ni à les apprécier. Leur opinion favorable ou défavorable est fausse : les Romni ne sont pas toutes Carmen et les Roma pas forcément des voleurs de poules. Les Roma non plus ne savent pas toujours qui ils sont car certaines personnes mal intentionnées ont réussi à leur enseigner des idées fausses à leur sujet, depuis des centaines d'années.
L'avenir :
1 Ce que veulent les Roma c'est leur intégration, pas leur assimilation : c'est à dire entrer dans la société moderne sans forcément être obligés de renoncer à leur culture et à leurs traditions. Etre de vrais citoyens sans obligatoirement ressembler aux Gajé.
2 Les Roma ont survécu pendant 1 000 ans alors qu'ils étaient pourchassés et maltraités partout. Ils ont survécu grâce à leur sagesse et leur force morale et ils ont apporté beaucoup aux peuples qu'ils ont rencontrés bien que ces peuples ne le reconnaissent pas. Les Roma ne veulent pas perdre cette richesse pour ressembler aux Gajé. Quel spectacle les Gajé ont-ils montré aux Roma depuis 1 000 ans ? Beaucoup de choses très bonnes, mais aussi des guerres continuelles, le racisme, l'intolérance, le pouvoir absolu de l'argent, des progrès techniques qui ne se préoccupent pas de l'homme ...etc. Les Roma ne peuvent donc pas prendre le mode de vie des Gajé comme modèle puisque celui-ci ne leur a pas prouvé sa supériorité. Ils ne veulent donc pas être semblables aux Gajé, ils veulent rester eux-mêmes avec leur culture. Ils ne veulent pas être assimilés.
3 Est-ce pour autant qu'ils veulent rester dans leur misère et leur sous-développement actuels ? Non. Ils veulent d'abord être considérés comme des êtres humains à part entière c'est à dire que soient respectés les Droits de l'Homme à leur égard. Ensuite, ils veulent pouvoir intervenir dans le monde moderne et y prendre toute leur place. C'est pourquoi, de plus en plus de Roma deviennent des personnages importants : médecins, professeurs, hommes politiques, prêtres, savants...etc. Cette élite, fière de ses origines n'est pas seulement au service des Roma, elle intervient dans le monde des Gajé et fait progresser l'humanité tout entière. Cette participation des Roma qui contribue à l'évolution de toute la société est l'intégration. La preuve en est que certains Roma ont été parmi les premiers à communiquer sur Internet avec des ordinateurs.
Les principaux noms des Roma et leur origine:
Les Roma se nomment entre eux Roma ou Romané Chavé. En France, au XIXè siècle, on les a appelés Romanichels ou Romanos. En Roumanie, ils se nomment Lé Rom ce qui veut dire "les vrais Roma" et se désignent par le nom de leurs principaux métiers : lovara (maquignons), kalderasha (chaudronniers), tchurara (fabricants de tamis), ursara (montreurs d'ours) ..etc. Quand ils sont arrivés en France, ils portaient des lettres de protection (les "passeports" de l'époque) du roi de Bohème. On les a donc appelés les Bohémiens. En Provence ce mot est devenu les Boumians. Les chefs disaient être les Comtes et Ducs de Petite-Egypte (la Petite-Egypte aurait été une région de Turquie ou de Grèce). On les a donc appelés les Egyptiens. Mais ce mot a été déformé selon les pays et a donné Gitano en Espagne, Gitan en France et Gypsy en Angleterre. En Allemagne, ils se sont parfois désignés eux-mêmes par le mot manush qui signifie "être humain". On les a donc appelés les Manushs ou les Manouches. En Italie, ils ont gardé le nom de Sinti qui signifie qu'ils viennent de la région indienne du Sindh (qui a donné son nom à l'Inde). En Grèce, ils avaient gardé l'habitude de se saluer sans se toucher comme en Inde, en joignant les mains comme pour la prière et en inclinant la tête (comme les Japonais). On les a donc appelés Athinganos (ceux qui ne se touchent pas ce qui a fait croire à tort qu'ils étaient descendants de parias intouchables). Ce mot a été déformé en Tsigane, Tzigane, Cygan, Zigeuner, Zingari ...etc.
Quelques idées fausses et lieux communs sur les Roma :
Le nombre d'idées fausses est tellement grand que l'on ne peut en donner que quelques-unes. Celles-ci sont données dans le désordre.
Les Roma ont toujours vécu dans des roulottes: Ce sont les Roma anglais ont commencé à acheter et faire construire des roulottes seulement vers 1830. Les Roma vivaient auparavant dans des chariots bâchés, dans des tentes, dans des grottes ... et dans des maisons quand ils le pouvaient. En Inde, ils n'étaient pas nomades et vivaient souvent dans des palais. Même les premiers Indo-Européens n'étaient pas nomades. Actuellement, beaucoup de Roma vivent dans des maisons. Il y a aussi beaucoup de Gajé qui vivent dans des caravanes.
Tous les nomades sont des Roma : En Europe et en Inde, il y a toujours eu des nomades : les Tinkers d'Irlande, les Fanters de Scandinavie, les Yéniches d'Allemagne, les Bédouins du désert, les tribus turques et maintenant des marchands ambulants ou des Gajé au chômage qui vivent dans la caravane des vacances...etc. Ce ne sont pas pour autant des Roma. Les Roma sont des Romains ou des Roumains : Les Roma ne sont pas des Romains. Les Romains existent depuis 2600 ans et on ne parle de Roma que depuis 1000 ans environ. De même, ce ne sont pas des Roumains. Les Roma sont entrés en Roumanie il y a 600 ans environ et il y avait déjà des Roumains. Par contre, il y a peut-être un lien entre le mot Rom et le nom de la ville de Rome car le sanskrit et le latin sont des langues de la même famille indo-européenne. Les Roma sont des Doms : Même si le mot Rom ressemble au mot Dom, les Roma n'ont rien à voir avec les peuples Indiens appelés Doms car les langues des Doms ne ressemblent pas à la romani. Les Roma sont une tribu juive : Ce sont des sectes religieuses américaines qui essaient de faire croire de telles choses aux Roma du monde entier. Dire aux Roma qu'ils sont un peuple condamné à la misère sur Terre mais qui sera récompensé au Paradis, c'est leur faire accepter cette misère ici-bas et ne rien réclamer. On voit que cela n'est pas innocent : à qui profite l'argent qui devrait revenir à améliorer le sort des Roma ? De plus, certaines sectes demandent de l'argent aux Roma qui sont déjà très pauvres. La Bible ne parle pas exactement des Roma ni de leurs ancêtres, mais pour un croyant ce n'est pas grave car les livres saints parlent de tous les hommes pour tous les hommes ! C'est un Roma qui a forgé les clous pour crucifier le Christ : C'est une légende inventée au Moyen-Age par l'Eglise pour dresser les Gaje contre les Roma. A cette époque, il n'y avait pas de Roma en Palestine. Les Roma ne sont venus dans ces régions que vers l'an 1 000. Les Roma n'ont pas de religion : Les Roma ont toujours été très croyants en un Dieu bon et créateur de l'univers. Mais comme ils ont souffert des guerres entre les religions, ils ont toujours pensé que les vrais croyants devaient être tolérants. Les Roma ne sont jamais des croyants fanatiques comme on l'a vu drenièrement en Irlande, en Algérie, en Iran, en Israël ou en Afghanistan. Les Roma sont arrivés en Espagne par Gibraltar : Ce sont certains nationalistes espagnols qui ont répandu cette idée pour faire croire que les Roma avaient été complices des Arabes dans l'invasion de l'Espagne en 711. Au contraire, les Gitans espagnols étaient protégés par les rois catholiques en 1492 et tous les témoignages montrent qu'ils sont arrivés par le nord de l'Espagne. Les Roma sont des Tartares ou des Mongols : Les Mongols qui ont dévasté l'Europe au XIIIème siècle enrôlaient de force d'autres peuples nomades, mais rien ne prouve qu'ils aient entraîné des Roma. Par contre, pour effrayer les paysans, l'Eglise a pris l'habitude d'appeler Tatars les Roma de certains pays. Les Roma sont tous des voleurs : Les Roma sont devenus voleurs pour ne pas mourir de faim quand comme au temps de Louis XIV il était interdit de leur vendre de la nourriture. Les Roma ont toujours aimé la liberté et jamais aimé la prison. Quand ils ont volé, cela a toujours été des petits larcins, pas de grands vols ou de grands hold-up comme font les Gajé. Les enfants romané sont moins intelligents que les autres élèves et ils réussissent moins bien à l'école : Chaque fois qu'ils sont mis dans de bonnes conditions, les enfants romané réussissent aussi bien que les enfants des Gajé. Ils réussissent moins bien quand l'éducation, dès l'âge de la maternelle n'a pas été bien prévue pour eux et quand les conditions de vie dans les campements ne leur ont pas permis de progresser suffisamment. Les Roma enlevaient des enfants : Cette accusation est d'autant plus scandaleuse que les Gajé ont souvent pris les enfants des Roma. Les enfants des Roma étaient vendus comme esclaves dans certains pays comme en Roumanie. Mais dans des pays comme la Suisse au XXè siècle, le gouvernement prenait les enfants romané à leurs parents pour les élever à sa manière ! Par contre, les Roma ont parfois adopté des enfants en danger ou orphelins qu'ils trouvaient sur les routes et les ont traité comme leurs propres enfants. Cela leur a parfois valu des ennuis. Le grand romancier Jan Yoors raconte dans son roman comment il a été adopté, avec l'accord de ses parents naturels par les Roma Lovara. Les femmes Roma étaient des sorcières : Les Roma connaissaient les herbes médicinales et certains éléments de médecine inconnus en Europe car les Européens étaient très en retard dans ce domaine. Les femmes disaient la bonne aventure pour gagner de l'argent, mais en vérité, elles avaient beaucoup de psychologie et observaient bien ceux à qui elles s'adressaient. Cela permettait de dire aux gens ce qu'ils avaient envie qu'on leur dise sur leur avenir et de le prévoir un peu. A présent, beaucoup de Gajé font le même chose, même à la radio et gagnent beaucoup d'argent alors que les Roma étaient poursuivis pour sorcellerie quand ils faisaient cela ! Les Roma sont sales : Pour les Roma, ce sont les Gajé qui sont impurs. Les endroits où les Gajé laissent les Roma s'installer sont souvent sales avant leur arrivée car ce sont des décharges ou des terrains industriels abandonnés pollués par les Gajé. Souvent, ils ne leur laissent même pas d'eau potable. Partout où les Roma étaient libres de s'installer, ils veillaient à respecter la pureté des cours d'eau et des berges parce que l'eau est sacrée en Inde et en Asie centrale, mais aussi parce qu'ils aimaient revenir dans des endroits agréables. Les Roma respectent beaucoup de règles d'hygiène corporelle et alimentaire. Quand ils ont de l'argent, ils essaient toujours d'avoir de beaux habits propres et de se parer de bijoux. L'intérieur des caravanes est toujours propre et soigné. Les femmes Roma sont impudiques : Les femmes ont souvent l'allure très libre, par exemple, elles ont souvent de grands décolletés. Cela scandalisait ou faisait rêver dans les pays puritains comme la Russie ou l'Angleterre où les femmes ne devaient pas laisser voir un centimètre de leur peau. En fait, comme beaucoup de femmes Indiennes, les femmes Roma ne cherchent pas à cacher leur poitrine. En revanche, elles dissimulent le bas du corps. Cependant les femmes Roma n'ont jamais permis la familiarité des étrangers et sont d'une fidélité exemplaire envers leurs maris. Chez les Roma, la prostitution est très rare. Un Rom, même très pauvre ne vend ni sa femme, ni sa fille. Les Roma sont des spécialistes de la danse et de la musique : La musique est le patrimoine des Indo-Européens qui ont mis au point la plupart des instruments à cordes et les ont fait connaître dès l'Antiquité à la Chine ou à l'Egypte. Pour les Indiens, la musique faisait partie de la vie. C'est la religion chrétienne qui s'est méfiée de la musique, de la danse et du théâtre et qui a excommunié les artistes. Mais les Roma ont toujours chanté et dansé partout où ils passaient. Et ça, c'est vrai !
Une scène impossible : Illustration du livre "Les Tsiganes" de Bertrand Solet par Isabelle Molinard Ed. Berger-Levrault Paris 1984
Les Tsiganes fuient : aucun texte historique ne parle de fuite. Au contraire, les textes parlent de résistance acharnée de combattants redoutables, de femmes se suicidant par le feu pour ne pas être faites prisonnières, de guerilla dans les montagnes de l'Himalaya et d'honneurs militaires rendus par les ennemis comme à Bagdad. Le lieu semble un désert, lequel pour y trouver des chameaux de Bactriane ? En Asie Centrale ? La guitare a la forme qu'elle acquerra seulement au XIXème siècle en Espagne ...etc.
1 La découverte du spécialiste du sanskrit Natwar Jha, confirmée par d'autres spécialistes en 1997, qui prouve que les sceaux de Harappa sont en sanskrit védique, donc en Indo-Européen, conduit à reculer de 1 500 ans toutes les dates précédemment admises pour l'arrivée des Indo-Européens en Inde. (Voir The Express Magazine 4 mai 1997, l'article de N.S.Rajaram)
2 Voir pour le détail de l'histoire les divers ouvrages de Vania de Gila-Kochanowski, en particulier "Parlons Tsigane". C'est Vania de Gila qui a démontré le premier que les Roma descendent des Rajputs et des Kshattryas.
© Pour le texte : Balval 1998 Révision 2002
source et remerciements : http://perso.wanadoo.fr/balval/Histoire/PetiteHistoire.html
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9月7日 Mentor, fut l'ami d'Ulysse, à qui celui-ci confia l'éducation de son fils Télémaque avant de partir pour le siège de Troie. Par la suite c'est devenu un mot pour désigner le Guide spirituel, un conseiller avisé.
Bon nombre d'entre nous cherche, ont ou ont eu un mentor.
Il y a des choses à dire sur ce sujet, avoir un mentor peut être une bonne ou une mauvaise chose. Tout dépend du Maître ainsi que de l'élève. En ce qui me concerne, la démarche la plus logique est que se soit le Mentor qui choisisse sont élève afin de lui transmettre un savoir qu'il ne veut voire se perdre. Lui seul est apte à reconnaître qui sera à même de conserver à son tour les connaissances.
Il est essentiel, pour l'élève de comprendre et choisir ce qui est nécessaire, et dans des situations différentes, vous devez agir correctement.
Ne faites pas toujours tout ce que dit le Maître.
Ce qu'il dit est ce qu'il connait.
Vous, vous devez être souple et apprendre à être et à agir à votre façon, pour que chacun d'entre vous garde sa propre individualité, sans que personne ne devienne une simple copie du Mentor.
Un bon Maître appréciera que vous développiez ce que vous êtes, tout comme une rose à côté d'un brin de muguet. Ainsi personne ne deviendra moitié-rose, moitié-muguet. Imaginez un peut quel genre de fleur cela donnerait !
C'est mieux si vous êtes ce que vous êtes. Parce que vous êtes unique. Et c'est ce qui fait que nous sommes spéciaux, qui fait que le monde est beau. La création doit être variée, colorée.
Ne vous contentez pas de copier ce que dit ou fait, votre Mentor. Vous devez savoir ce qui est bien, ce qui est juste. Autre pays autres moeurs. Vous ne suivez pas un Maître pour sa manière de vivre. Chacun est différent. Vous suivez les enseignements, pour pouvoir développer votre propre sagesse.
De toute façon, faites ce que bon vous semble. Si vous vous sentez bien avec cela, ça va aussi.
C'est comme ceux qui apprennent avec des moines japonais, et puis ils se mettent à changer tout chez eux avec des choses japonaises. Et les gens qui apprennent avec un moine indien ou un maître indien, et qui changent toute leur maison selon un style indien. Vous savez bien, ils portent des vêtements indiens, ils refont la décoration de leur maison à l'indienne, et mangent indien. Mais ils ne seront jamais ni japonnais ni indien.
Vous devez connaître la liberté d'expression, la liberté de grandir, liberté d'être vous-mêmes. Il faut que vous soyez vous-mêmes, uniquement un soi-même meilleur.
Vous devez être vous-mêmes, complètement libres de tout préjugé, de toute idée préconçue, de toute tradition quelle qu'elle soit, et tout ce qui n'est pas bon pour vous. Vous devez toujours penser : " Dans cette situation, que vais-je faire ? Ou qu'est-ce que ferait le Maître ? " C'est très différent ! Aussi, apprenez la méthode, ayez la même sagesse, mais utilisez-la de différentes manières. C'est comme l'électricité. C'est partout la même mais vous l'utilisez de différentes façons. Ce n'est pas seulement parce que nous avons l'électricité que nous allumons ici, et alors vous allumerez partout. Le réfrigérateur et la cuisinière, nous devons aussi les utiliser.
L'univers est créé de personnalités différentes pour différentes raisons, et vous êtes biens. Vous vous raffinez simplement, mais ne changez pas au point de copier exactement qui que ce soit.
J'ai fait une petite synthèse de la progression d'un(e) magicien(ne), qui me semble ma foi assez réaliste. Elle est composée de 10 niveaux (étapes) qui me semblent essentielles
Niveau I
C'est l'apprentissage de base, la collecte des connaissances primaires
- les propriétés des chandelles - les propriétés des encens - les phases de la lune - les propriétés des pierres - les propriétés des couleurs - les propriétés des plantes - l'acquisition des connaissances primaires sur les divinités, leurs domaines de compétence, et tout et tout................................
Niveau II
- l'apprivoisement des anges (ou autres entités) études des incantations, prières..... - l'apprivoisement des éléments, des points cardinaux.........
Niveau III
- fabrication ou aquisition des outils - fabrication ou acquisition du vêtement de cérémonie - familiarisation avec le cercle magique - familiarisation avec les techniques de purification - premiers rituels simples
Niveau IV
- développement des pouvoirs magiques - développement des pouvoirs psychiques - acquisition des techniques de méditation
Niveau V
Cueillette ou acquisition des différentes plantes et autres accéssoires nécessaire à la création de potions, huiles, bouteilles et sachets magiques......
Niveau VI
- pratique des rituels intermédiaires (ayant une impacte sur votre vie et celles des autres) - Etudes des méthodes de divination, transfère d'énergie, voyage astral.... - invocation des points cardinaux, des éléments........
Niveau VII
- création, élaboration de vos propres rituels
Niveau VIII
- maîtrise totale des connaissances - maîtrise totale des invocations - maîtrise totale de la méditation - premier pas avec des pratiques élevée (spiritismes, télépathie, voyance, ....) - Bref tu es déjà très balaise arrivé ici
Niveau IX
Expérimenter, tester et perfectionner. Etude approfondie sur tous les sujets, même s'ils ne font pas partie de la voie que vous aurez choisie, car comme on ne maîtrise bien que ce que l'on connait bien, de la même manière on ne combat bien que ce que l'on connaît bien.
Niveau X
Vous pouvez vous prétendre mage, magicien, ou tout autre grade, vous en avez les connaissances et l'expérience. Continuer cependant sans cesse d'apprendre, la connaissance est source de sagesse. Bonne route dans votre quête
ceci n'est qu'une trame, il va de soit que c'est modulable à votre guise, à votre rythme et tout et tout 7月25日 L'image est celle d'une roue de Vurdon (ou Verdine), ou Wâgo, en français : verdine, ou encore roulotte) très simple, solide, cerclée, renforcée en prévision d'un long usage.
Le moyeu, bien proportionné, cache l'endroit géométrique où se rejoindraient (ou : d'où partiraient) les rayons ; en effet il n'est pas nécessaire pour l'homme de vouloir trop précisément scruter l'origine des événements qui rayonnent à partir d'un même point apparent.
Il suffit de la situer ; mais non d'aller trop loin dans le mystère des causes : on s'apercevrait qu'il n'y a ni causes ni effets, mais un réseau de rencontres dont l'être humain ne peut saisir la finalité.
Au moins convient-il d'en être averti.
Pour ne pas être asservi par la roue, le Rom la maintient au niveau du sol, en contact avec la terre.
La Romni la porte aux oreilles, comme parure, mais aussi pour se rappeler que la roue, principe clos sur lui-même, peut, lorsqu'il est utilisé à sa place, mener partout.
La roue ne repasse jamais à la même place.
Enfermée au-dedans, développé à l'extérieur, la roue peut s'emprisonner à l'infini ou bien te donner la liberté absolue.
source : Le véritable Tarot Tzigane aux éditoins TrojectoirE |  |
7月20日 Plutôt que, jetteuse de sort, la Drabarni est étymologiquement, la peitte mère aux herbes, le mot "drab" : plante médicinale, simple. Cencore voilée, elle rappelle qu'il n'y a pas longtemps aucune femme tzigane mariée n'aurait montré tous ses cheveux à un autre homme que son mari ou son jeune fils. (A l'extrême rigueur un ruban large, un foulard arrangé de façon différente selon les Kumpania, un peigne orné, manifestent la Tradition). La Drabarni est une femme encore jeune, en parfaite communication avec la Nature entière, comme le montre sa jupe ronée de tourbillons galactiques, d'étoiles et de quariters de lune. Elle connaît la tradition, mais sa spécialité est la lecture du "pâtrin" - le code secret des Itinérants, à base de cailloux, petits bâtons et feuilles (le mot "pâtrin" signifie "feuille") et la confection de breuvage, décoctions, tisanes, thés, pour stimuler ou calmer, faire tomber la fièvre ou brûler les déchets (la fièvre est la maladie favorite des Tsiganes, ils vont rarement au-delà). La Drabarni est en même temps femme sage et sage-femme. Elle puise ses moyens dans la Tradition, aussi les "sorts" qu'elle jette ou administre sont soit positifs soit (apparemment) négatifs, mais toujours liés à la Nature ; elle étudie la nature humaine avec sollicitude et tendresse mais, comme la nature, ele n'a jamais ni colère ni passion, elle ne fait que rajuster l'équilibre.
Nous avons des maladies, comme tout le monde, mais pas tout à fait les mêmes puisqu'elles ne sont pas vécues de la même façon. Le rhume, la grippe, nous ne connaissons pas. Le Tzigane risque le plus souventde devenir cardiaque. Le violon, notre instrument de prédilection, en est en partie la cause. Il comprime la cage thoracique et le coeur, et raccourcit les trapèzes gauches ; lorsqu'il pleut, les miens me rappellent cruellement qu'on m'a mis un violon sous le menton à l'âge de quatre ans. D'autre part, la façon tzigane d'entretenir un pathos et une activité émotionnelle constante les mène vers les maux cardiaques, par l'accumulation excessive et délibérément provoquée d'énergie dans les régions "charismatiques" de la poitrine, à moins qu'elle ne soiot évacuée, par le chant et la danse.
source : Le véritable Tarot Tzigane de Tchalaï, aux Editions TrajectoirE |  |
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